Chez Véhicules Occasion, la question revient à chaque vente : quels documents accompagnent l’achat d’un véhicule d’occasion ? Nos concessions partenaires mettent en ligne des véhicules révisés, non gagés, avec une carte grise à jour. Cela règle déjà une bonne partie du sujet. Reste à savoir quoi vérifier avant de signer, puis quoi faire dans le mois qui suit. Voici donc les pièces que nous réunissons pour vous, les délais à respecter et les garanties qui vous protègent une fois les clés en main.

Les documents à réunir pour l’achat d’un véhicule d’occasion

Quatre pièces conditionnent la suite, et nous les réunissons avant votre venue. En effet, sans elles, l’administration bloquera votre demande de carte grise. Vous roulerez alors avec un véhicule qui ne vous appartient pas encore légalement.

  • ·Le certificat d’immatriculation barré, avec la mention vendu le, la date, l’heure et la signature du vendeur.
  • ·La déclaration de cession, aussi appelée certificat de cession, formulaire Cerfa 15776. Vous la remplissez tous les deux. S’y ajoute le code de cession, que le vendeur obtient en déclarant la vente du véhicule en ligne.
  • ·Le certificat de situation administrative, mieux connu sous le nom de certificat de non gage, daté de moins de 15 jours. Il atteste que le véhicule ne porte ni gage ni opposition.
  • ·Le procès-verbal de contrôle technique de moins de 6 mois. Il devient obligatoire dès que la première mise en circulation remonte à plus de 4 ans.

Une précision qui compte sur notre portail : les annonces proviennent de concessions installées sur l’île, de Saint-Denis au Port en passant par Saint-Pierre. Les documents liés à l’achat d’un véhicule d’occasion sont donc réunis localement, par des équipes que vous pouvez rencontrer. Rien ne transite par un intermédiaire situé à dix mille kilomètres.

Le coupon détachable, la partie que l’on oublie souvent

En bas du certificat d’immatriculation se trouve un coupon détachable. Lors de la cession du véhicule entre particuliers, le vendeur en remplit le verso au nom de l’acquéreur, puis le signe sans le découper. Il vous remet ensuite le document entier. Ce coupon vous autorise à circuler en France pendant un mois, le temps de recevoir le titre à votre nom. En revanche, il ne se remplit pas lors d’une cession à un professionnel de l’automobile. Regardez enfin le numéro d’immatriculation : un véhicule encore immatriculé à l’ancien format en recevra un nouveau au changement de titulaire.

À cette liste réglementaire s’ajoutent des pièces facultatives. Pourtant, elles comptent beaucoup dans la décision : carnet d’entretien tamponné, factures de révision, historique du véhicule. N’hésitez pas à les demander au vendeur. Par exemple, celui qui les présente spontanément vous fait gagner du temps. À l’inverse, celui qui les cherche pendant dix minutes vous apprend déjà quelque chose.

◆ Le conseil de nos équipes · Avant de quitter le parking, comparez le numéro de série gravé sur le véhicule avec celui de la carte grise. Ensuite, photographiez chaque document. En effet, une discordance se règle en cinq minutes sur place. Une fois rentré à Saint-Pierre ou à Sainte-Marie, cela demande plusieurs semaines.

Le contrôle technique et ce qu’il dit vraiment

Le procès-verbal de contrôle technique informe, mais il ne certifie pas la bonne santé mécanique du véhicule. Concrètement, il recense les défaillances que le centre agréé a constatées le jour du passage, sur les organes de sécurité et de pollution. En revanche, il ne dit rien de l’usure de l’embrayage, de l’état d’une boîte de vitesses automatique ou de la santé d’une batterie de traction.

Un point surprend souvent les acheteurs : un vendeur peut céder une voiture dont le procès-verbal reste défavorable. Dans ce cas, l’acquéreur achète en connaissance de cause et prend les réparations à sa charge.

Lors de l’achat d’une voiture d’occasion, vérifiez donc la nature exacte des défaillances avant de vous engager. Faites-le surtout si le véhicule a vécu près du littoral. L’air salin attaque les dessous de caisse plus vite qu’ailleurs, et c’est précisément le genre de point que nos ateliers regardent en priorité sur une occasion réunionnaise.

Sur la durée de validité et les obligations à la revente, premier contrôle à 4 ans, délai de moins de 6 mois, dispenses, tout est détaillé dans notre article dédié : combien de temps le contrôle technique reste valable. C’est là aussi que se mesure l’écart entre une annonce entre particuliers et une annonce professionnelle : nous avons détaillé comment nous contrôlons chaque véhicule avant sa mise en ligne, bien au-delà du périmètre réglementaire du contrôle technique.

Carte grise, un mois pour faire la démarche

Vous faites la demande en ligne sur le site de l’Agence nationale des titres sécurisés. Ou vous la confiez à un professionnel de l’automobile habilité. En effet, les guichets de préfecture ne traitent plus ces dossiers. Le délai légal court alors à partir de la date de cession qui figure sur le certificat d’immatriculation barré.

6 mois
Âge maxi du contrôle technique
15 jours
Validité du certificat de non gage
1 mois
Délai pour la nouvelle carte grise
24 mois
Garantie légale chez un pro

Le coût dépend de la puissance fiscale du véhicule et du barème du cheval fiscal en vigueur sur le territoire. Dès que vous avez payé, vous téléchargez un certificat provisoire d’immatriculation. Il vous autorise lui aussi à circuler en attendant le titre définitif. Passé le délai d’un mois, la démarche reste possible. Toutefois, un contrôle routier peut se solder par une amende.

Ce qui vous protège une fois les clés en main

Deux garanties légales existent, mais elles ne couvrent pas la même chose. D’abord, la garantie des vices cachés s’applique quel que soit le vendeur, particulier ou professionnel. En contrepartie, l’acheteur doit prouver que le défaut existait avant la vente. Il doit aussi montrer qu’il ne pouvait pas le détecter. Cela suppose souvent une expertise contradictoire.

La garantie légale de conformité, deux ans chez un professionnel

Cette seconde garantie légale ne joue en revanche que si le vendeur exerce à titre professionnel. Sa durée atteint deux ans à compter de la livraison. De plus, pour un bien d’occasion, l’acheteur bénéficie d’une présomption d’antériorité pendant douze mois.

Si un défaut apparaît durant cette période, le vendeur doit prouver que le véhicule était conforme. Au-delà, la charge de la preuve bascule vers l’acheteur, mais la garantie continue de courir.

C’est une différence de fond avec un achat entre particuliers, où cette garantie n’existe pas. Ces protections s’ajoutent enfin aux engagements commerciaux du vendeur, sans que ceux-ci les remplacent. Ainsi, sur notre portail, un professionnel révise chaque véhicule avant sa parution. Une garantie pouvant aller jusqu’à douze mois accompagne une large sélection des voitures d’occasion proposées à La Réunion.

Ce que change l’achat d’un véhicule d’occasion chez un professionnel

Le cadre réglementaire se durcit, et cela se voit dès l’affichage. En effet, chaque véhicule exposé doit porter un étiquetage clair, avec la marque, le modèle, le kilométrage et le prix toutes taxes comprises. Par ailleurs, le vendeur doit vous remettre le procès-verbal de contrôle technique avant de signer le contrat. Il ne doit pas vous le remettre le jour de la livraison.

En pratique, le vendeur habilité prend souvent en charge la démarche d’immatriculation, ce qui supprime une source d’oubli. Même logique si vous cherchez un utilitaire d’occasion pour votre activité : le dossier administratif suit la même mécanique, avec les mêmes délais.

Reprise et financement, à anticiper avant de signer

Reste le volet financier. Si vous faites reprendre votre ancien véhicule, sa valeur est déduite du prix d’achat. Cela réduit le montant à financer.

Ensuite, pour situer votre budget dans le marché local, notre analyse de l’évolution des prix de l’occasion sur l’île donne les repères utiles. Enfin, en cas de doute sur un dossier, notre équipe de Sainte-Marie répond aux questions administratives comme aux questions mécaniques.

Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

En résumé, les documents pour l’achat d’un véhicule d’occasion se comptent sur les doigts d’une main. Quatre pièces, réunies au bon moment. Un délai d’un mois à respecter. Surtout, la connaissance de vos droits en cas de mauvaise surprise. Sur ce dernier point, nos équipes préfèrent que vous posiez la question avant de signer plutôt qu’après.

Documents pour l’achat d’un véhicule d’occasion : la check-list

  • Certificat d’immatriculation barré, avec la mention vendu le, la date et l’heure.
  • Coupon détachable rempli au verso, sans découpe.
  • Déclaration de cession Cerfa 15776 et code de cession transmis.
  • Certificat de non gage de moins de 15 jours.
  • Contrôle technique de moins de 6 mois au-delà de 4 ans de mise en circulation.
  • Numéro de série identique à celui de la carte grise.
  • Demande d’immatriculation déposée dans le mois qui suit la cession.

Questions fréquentes

Peut-on acheter une voiture d’occasion sans contrôle technique ?

Oui, mais dans deux cas seulement. D’abord, si la première mise en circulation remonte à moins de 4 ans, la loi n’exige aucun contrôle pour la vente. Ensuite, la dispense s’applique lorsque vous cédez votre voiture à un garage ou à un concessionnaire. Partout ailleurs, le procès-verbal de moins de 6 mois reste indispensable. Sinon, l’administration refusera d’établir la nouvelle carte grise.

À quoi sert le coupon détachable du certificat d’immatriculation ?

Il vous autorise à circuler en France pendant un mois après la vente du véhicule, en attendant le nouveau titre. Le vendeur en remplit le verso à votre nom et le signe, sans le découper. Il vous remet ensuite le certificat d’immatriculation entier. En revanche, ce coupon ne vaut pas hors de France. Il ne se remplit pas non plus lors d’une cession à un professionnel de l’automobile.

Que se passe-t-il si je dépasse le délai d’un mois pour la carte grise ?

La démarche reste possible, car l’administration ne vous sanctionne pas. En revanche, le risque est routier. Circuler avec un certificat d’immatriculation qui n’est pas à votre nom constitue une infraction. Surveillez aussi le contrôle technique, qui doit encore dater de moins de 6 mois le jour du dépôt. Autrement dit, un retard trop long vous obligera à le repasser.

La garantie d’une occasion dure-t-elle 3 mois ou 2 ans ?

Les deux durées coexistent sans se contredire. En effet, une garantie de 3, 6 ou 12 mois relève de l’engagement commercial du vendeur. La garantie légale de conformité, elle, dure 2 ans à compter de la livraison dès lors que le vendeur exerce à titre professionnel. Aucune clause commerciale ne peut donc la réduire. Demandez toujours de laquelle il s’agit.

Le vendeur refuse de fournir le certificat de non gage, que faire ?

N’achetez pas. Ce certificat de situation administrative est gratuit et s’obtient en quelques minutes en ligne. Il révèle si le véhicule porte un gage ou une opposition. Sans lui, l’administration peut refuser l’immatriculation à votre nom. Vous n’avez alors aucune visibilité sur d’éventuelles dettes attachées au véhicule. Par conséquent, un refus de le produire suffit à interrompre la transaction.

Sources

Immatriculation d’un véhicule d’occasion, vente d’un véhicule, coupon détachable et garantie légale de conformité, service-public.gouv.fr, fiches F1050, F1707, F16540, F34300 et F11094. Obligations du vendeur, DGCCRF. Démarche en ligne, ANTS.